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| Titre : |
Analyse socio-économique du marché de consommation des produits caprins dans trois zones agro-écologiques du Sénégal en 2021 : cas de Kolda, Louga et Fatick |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Piblo Pierre Lambert DIEDHIOU, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : EISMV |
| Année de publication : |
2026 |
| Importance : |
113p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
THESES DE MEDECINE VETERINAIRE:2026
|
| Mots-clés : |
CAPRIN ELEVAGE VIANDE MARCHE SENEGAL |
| Index. décimale : |
TD-THESE DE DOCTORAT |
| Résumé : |
La présente étude a pour objectif de faire une analyse socioéconomique du marché de consommation des produits caprins dans trois zones agro écologiques du Sénégal, notamment Louga, Fatick et Kolda. Elle a porté sur un total de 200 acteurs enquêtés dont 75 acheteurs, 75 commerçants de caprins, 2 bouchers, 40 tenanciers de dibiteries, 5 commerçantes de lait, et 3 responsables d’abattoir et s’est déroulée d’avril à novembre 2021. Les résultats montrent acteurs du marché a montré que la filière caprine est organisée autour de deux circuits : le circuit vif (éleveurs, commerçants, dioulas, téfankés et commerçantes de lait) et le circuit mort (dibitiers, bouchers et abattoirs). Les commerçants, acheteurs, dibitiers et bouchers sont majoritairement des hommes adultes, mariés, de confession musulmane et principalement issus de l'ethnie peulh. En revanche, le commerce du lait de chèvre est exclusivement assuré par des femmes, principalement sérères, organisées en associations dans la région de Fatick. La quantification de l'offre a montré que les marchés hebdomadaires proposent en moyenne 492 ± 90 caprins par jour de marché, provenant principalement des zones du Ferlo, du Diéri ainsi que du Mali et de la Mauritanie. Les mâles entiers et les femelles sont les catégories les plus commercialisées. Les dibiteries des trois zones offrent environ 13 948 caprins par an, tandis que les abattoirs enregistrent une moyenne annuelle de 5 496 ± 852 têtes à Kolda, 4 986 ± 1 448 à Louga et 4 539 ± 567 à Dahra Djolof, avec une tendance générale à l'augmentation des abattages au cours des dix dernières années. La transformation laitière est assurée par des associations féminines qui utilisent en moyenne 38 ± 11,2 litres de lait par jour pour produire principalement du yaourt, du fromage et du savon. L'étude des prix a révélé une variabilité selon les marchés et le type d'animal. Les prix moyens de vente varient de 32 593 FCFA à Dahra Djolof à 42 344 FCFA à Diaoubé-Kabendou Le sexe de l'animal influence significativement le prix (p < 0,001) : les mâles entiers présentent le prix moyen le plus élevé (40 833 ± 4 297 FCFA), suivis des mâles castrés (32 791 ± 3 979 FCFA) et des femelles (29 673 ± 3 739 FCFA). La majorité des acheteurs (90 %) considèrent toutefois que les prix pratiqués sont trop élevés. La demande des produits caprins est principalement orientée vers la viande, consommée par l'ensemble des enquêtés, alors que le lait est consommé par une proportion plus faible des ménages et que les cuirs, peaux et savon restent peu valorisés. La consommation est essentiellement occasionnelle et augmente lors des fêtes religieuses, des cérémonies familiales et selon le pouvoir d'achat des ménages. Enfin, les facteurs sociaux liés à la consommation montrent que les ventes sont plus importantes pendant la saison sèche (38 %) et les périodes de fêtes religieuses, notamment la Korité (23 %) et la Tabaski (16 %). Les principales motivations d'achat sont la consommation familiale (51 %), l'approvisionnement des dibiteries (28 %) et des boucheries (16 %). Les revenus issus de la commercialisation des caprins sont principalement consacrés aux dépenses alimentaires (51 %), à l'achat de nouveaux animaux (24,5 %) et aux dépenses de santé (24,5 %). L'ensemble de ces résultats met en évidence l'importance économique, alimentaire et sociale de la filière caprine dans les trois zones agro écologiques étudiées, tout en soulignant les contraintes liées aux fluctuations de l'offre, aux variations saisonnières et au niveau élevé des prix. |
| PRESIDENT DE JURY : |
BASSOUM Oumar : Maître de Conférences Agrégé à la Faculté de Médecine, de Pharmacie d’odontologie de Dakar |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
OSSEBI Walter : Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
OSSEBI Walter : Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| MEMBRE : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco : Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| CO-DIRECTEUR : |
OROU SEKO Malik : Maitre-Assistant à l’EISMV de Dakar |
| DATE DE SOUTENANCE : |
31/07/2026 |
| PAYS : |
Sénégal |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5434 |
Analyse socio-économique du marché de consommation des produits caprins dans trois zones agro-écologiques du Sénégal en 2021 : cas de Kolda, Louga et Fatick [texte imprimé] / Piblo Pierre Lambert DIEDHIOU, Auteur . - Dakar : EISMV, 2026 . - 113p. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
THESES DE MEDECINE VETERINAIRE:2026
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| Mots-clés : |
CAPRIN ELEVAGE VIANDE MARCHE SENEGAL |
| Index. décimale : |
TD-THESE DE DOCTORAT |
| Résumé : |
La présente étude a pour objectif de faire une analyse socioéconomique du marché de consommation des produits caprins dans trois zones agro écologiques du Sénégal, notamment Louga, Fatick et Kolda. Elle a porté sur un total de 200 acteurs enquêtés dont 75 acheteurs, 75 commerçants de caprins, 2 bouchers, 40 tenanciers de dibiteries, 5 commerçantes de lait, et 3 responsables d’abattoir et s’est déroulée d’avril à novembre 2021. Les résultats montrent acteurs du marché a montré que la filière caprine est organisée autour de deux circuits : le circuit vif (éleveurs, commerçants, dioulas, téfankés et commerçantes de lait) et le circuit mort (dibitiers, bouchers et abattoirs). Les commerçants, acheteurs, dibitiers et bouchers sont majoritairement des hommes adultes, mariés, de confession musulmane et principalement issus de l'ethnie peulh. En revanche, le commerce du lait de chèvre est exclusivement assuré par des femmes, principalement sérères, organisées en associations dans la région de Fatick. La quantification de l'offre a montré que les marchés hebdomadaires proposent en moyenne 492 ± 90 caprins par jour de marché, provenant principalement des zones du Ferlo, du Diéri ainsi que du Mali et de la Mauritanie. Les mâles entiers et les femelles sont les catégories les plus commercialisées. Les dibiteries des trois zones offrent environ 13 948 caprins par an, tandis que les abattoirs enregistrent une moyenne annuelle de 5 496 ± 852 têtes à Kolda, 4 986 ± 1 448 à Louga et 4 539 ± 567 à Dahra Djolof, avec une tendance générale à l'augmentation des abattages au cours des dix dernières années. La transformation laitière est assurée par des associations féminines qui utilisent en moyenne 38 ± 11,2 litres de lait par jour pour produire principalement du yaourt, du fromage et du savon. L'étude des prix a révélé une variabilité selon les marchés et le type d'animal. Les prix moyens de vente varient de 32 593 FCFA à Dahra Djolof à 42 344 FCFA à Diaoubé-Kabendou Le sexe de l'animal influence significativement le prix (p < 0,001) : les mâles entiers présentent le prix moyen le plus élevé (40 833 ± 4 297 FCFA), suivis des mâles castrés (32 791 ± 3 979 FCFA) et des femelles (29 673 ± 3 739 FCFA). La majorité des acheteurs (90 %) considèrent toutefois que les prix pratiqués sont trop élevés. La demande des produits caprins est principalement orientée vers la viande, consommée par l'ensemble des enquêtés, alors que le lait est consommé par une proportion plus faible des ménages et que les cuirs, peaux et savon restent peu valorisés. La consommation est essentiellement occasionnelle et augmente lors des fêtes religieuses, des cérémonies familiales et selon le pouvoir d'achat des ménages. Enfin, les facteurs sociaux liés à la consommation montrent que les ventes sont plus importantes pendant la saison sèche (38 %) et les périodes de fêtes religieuses, notamment la Korité (23 %) et la Tabaski (16 %). Les principales motivations d'achat sont la consommation familiale (51 %), l'approvisionnement des dibiteries (28 %) et des boucheries (16 %). Les revenus issus de la commercialisation des caprins sont principalement consacrés aux dépenses alimentaires (51 %), à l'achat de nouveaux animaux (24,5 %) et aux dépenses de santé (24,5 %). L'ensemble de ces résultats met en évidence l'importance économique, alimentaire et sociale de la filière caprine dans les trois zones agro écologiques étudiées, tout en soulignant les contraintes liées aux fluctuations de l'offre, aux variations saisonnières et au niveau élevé des prix. |
| PRESIDENT DE JURY : |
BASSOUM Oumar : Maître de Conférences Agrégé à la Faculté de Médecine, de Pharmacie d’odontologie de Dakar |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
OSSEBI Walter : Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
OSSEBI Walter : Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| MEMBRE : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco : Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| CO-DIRECTEUR : |
OROU SEKO Malik : Maitre-Assistant à l’EISMV de Dakar |
| DATE DE SOUTENANCE : |
31/07/2026 |
| PAYS : |
Sénégal |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5434 |
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