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| Titre : |
Emergence de la tique rhipicephalus (Boophilus) microplus en Afrique de l'Ouest : étude de sa distribution et de sa capacité de remplacement des espèces autochtones de rhipicephalus (Boophilus) en Côte d'Ivoire |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Marcel Ohoukou BOKA, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : ED-SEV / UCAD |
| Année de publication : |
2015 |
| Importance : |
129 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
THESES DE DOCTORAT SCIENCES DE LA VIE, DE LA SANTE ET DE L'ENVIRONNEMENT:2015
|
| Mots-clés : |
TIQUE PARASITE |
| Index. décimale : |
TED-THESE ECOLE DOCTORALE |
| Résumé : |
La tique exotique Rhipicephalus (Boophilus) microplus a été découverte en Côte d’Ivoire en 2007, puis progressivement dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle est connue pour
induire des pertes importantes dans les élevages et pour remplacer les autres espèces du même genre. Dans le but de contribuer à améliorer l’état sanitaire et la productivité du cheptel bovin en Côte d’Ivoire face à cette émergence, une étude a été réalisée afin d’obtenir des informations épidémiologiques de base en vue de la lutte contre cette tique redoutable. Il s’agissait d’évaluer le délai nécessaire pour le remplacement de R. (B.) decoloratus, l’espèce autochtone dominante du genre Rhipicephalus (Boophilus), d’apprécier la distribution actuelle de la tique R. (B.) microplus ainsi que sa dynamique saisonnière et de comprendre les modalités d’utilisation des acarcides par les éleveurs et leur perception de la résistance des tiques aux acaricides usuels. A cet effet, un modèle statistique a été conçu, 23 460 tiques ont été collectées dans 180 fermes réparties sur l’ensemble du territoire national, les éleveurs desdites fermes ont été interviewés à l’aide d’un questionnaire et un suivi mensuel de deux fermes a été réalisé pendant douze mois, dans chacune des zones d’introduction de la tique exotique au Sud et au Centre du pays. En fonction des différents niveaux de résistance, un délai de 18 à 45 mois et de 9 à 27 mois ont suffi pour un remplacement respectif de 100 % et 96 de la tique R. (B.) decoloratus par R. (B.) microplus. Il a été montré que R. (B.) microplus produit 3,3 fois plus de descendants que R. (B.) decoloratus. La tique exotique R. (B.) microplus a de ce fait envahi tout le territoire ivoirien et se positionne maintenant comme La principale tique du bétail (65 % des 23 460 tiques collectées), suivie de la tique Amblyomma variegatum qui reste néanmoins encore dominante dans le Nord. Hylomma impeltatum, est décrite pour la première fois et représente ainsi la 11ème espèce de tiques répertoriée en Côte d’Ivoire. R. (B.) microplus est présente toute l’année dans le Sud et le Centre de la Côte d’Ivoire, indépendamment des saisons. Cependant, la grande saison sèche est la seule période de faible infestation des troupeaux. L’amitraz (40 %) et l’alphacyperméthrine (29 %) sont les deux principaux acaricides utilisés pour la lutte contre les tiques. Toutefois, les éleveurs ne respectent ni les prescriptions des fabricants, ni le principe d’alternance des molécules. Les acaricides sont donc appliqués soit en surdosage, soit en sous dosage et le contenu d’un pulvérisateur de 16 litres sert à traiter plus de 20 animaux chez 83 à 100 % des éleveurs selon les zones. Quant à la résistance de la tique R. (B.) microplus aux acaricides usuels, elle est suspectée par 63 à 87 % des éleveurs en fonction des zones. Cette résistance serait à l’origine des échecs thérapeutiques récurrents qui se manifestent par une persistance ou une réapparition rapide des tiques. Les éleveurs ont donc de plus en plus recours aux produits phytosanitaires (14 %) pour lutter contre les tiques. Cette pratique pourrait exposer la population au risque de consommation de résidus de pesticide par la méconnaissance du délai d’attente de ces produits. |
| PRESIDENT DE JURY : |
PANGUI Louis Joseph: Professeur Titulaire, EISMV |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
KABORET Yalacé Yamba: Professeur Titulaire, EISMV |
| RAPPORTEUR : |
SALIFOU Sahïdou: Professeur Titulaire, UAC/Bénin /GBATI Oubri Bassa: Maitre de Conférences agrégé, EISMV /KAMGA WALADJO Alain Richi: Maitre de Conférences agrégé, EISMV |
| EXAMINATEUR : |
AKPO Elie: Professeur Titulaire, FST/UCAD |
| DATE DE SOUTENANCE : |
02/04/2015 |
| PAYS : |
Cameroun |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=4733 |
Emergence de la tique rhipicephalus (Boophilus) microplus en Afrique de l'Ouest : étude de sa distribution et de sa capacité de remplacement des espèces autochtones de rhipicephalus (Boophilus) en Côte d'Ivoire [texte imprimé] / Marcel Ohoukou BOKA, Auteur . - Dakar : ED-SEV / UCAD, 2015 . - 129 p. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
THESES DE DOCTORAT SCIENCES DE LA VIE, DE LA SANTE ET DE L'ENVIRONNEMENT:2015
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| Mots-clés : |
TIQUE PARASITE |
| Index. décimale : |
TED-THESE ECOLE DOCTORALE |
| Résumé : |
La tique exotique Rhipicephalus (Boophilus) microplus a été découverte en Côte d’Ivoire en 2007, puis progressivement dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Elle est connue pour
induire des pertes importantes dans les élevages et pour remplacer les autres espèces du même genre. Dans le but de contribuer à améliorer l’état sanitaire et la productivité du cheptel bovin en Côte d’Ivoire face à cette émergence, une étude a été réalisée afin d’obtenir des informations épidémiologiques de base en vue de la lutte contre cette tique redoutable. Il s’agissait d’évaluer le délai nécessaire pour le remplacement de R. (B.) decoloratus, l’espèce autochtone dominante du genre Rhipicephalus (Boophilus), d’apprécier la distribution actuelle de la tique R. (B.) microplus ainsi que sa dynamique saisonnière et de comprendre les modalités d’utilisation des acarcides par les éleveurs et leur perception de la résistance des tiques aux acaricides usuels. A cet effet, un modèle statistique a été conçu, 23 460 tiques ont été collectées dans 180 fermes réparties sur l’ensemble du territoire national, les éleveurs desdites fermes ont été interviewés à l’aide d’un questionnaire et un suivi mensuel de deux fermes a été réalisé pendant douze mois, dans chacune des zones d’introduction de la tique exotique au Sud et au Centre du pays. En fonction des différents niveaux de résistance, un délai de 18 à 45 mois et de 9 à 27 mois ont suffi pour un remplacement respectif de 100 % et 96 de la tique R. (B.) decoloratus par R. (B.) microplus. Il a été montré que R. (B.) microplus produit 3,3 fois plus de descendants que R. (B.) decoloratus. La tique exotique R. (B.) microplus a de ce fait envahi tout le territoire ivoirien et se positionne maintenant comme La principale tique du bétail (65 % des 23 460 tiques collectées), suivie de la tique Amblyomma variegatum qui reste néanmoins encore dominante dans le Nord. Hylomma impeltatum, est décrite pour la première fois et représente ainsi la 11ème espèce de tiques répertoriée en Côte d’Ivoire. R. (B.) microplus est présente toute l’année dans le Sud et le Centre de la Côte d’Ivoire, indépendamment des saisons. Cependant, la grande saison sèche est la seule période de faible infestation des troupeaux. L’amitraz (40 %) et l’alphacyperméthrine (29 %) sont les deux principaux acaricides utilisés pour la lutte contre les tiques. Toutefois, les éleveurs ne respectent ni les prescriptions des fabricants, ni le principe d’alternance des molécules. Les acaricides sont donc appliqués soit en surdosage, soit en sous dosage et le contenu d’un pulvérisateur de 16 litres sert à traiter plus de 20 animaux chez 83 à 100 % des éleveurs selon les zones. Quant à la résistance de la tique R. (B.) microplus aux acaricides usuels, elle est suspectée par 63 à 87 % des éleveurs en fonction des zones. Cette résistance serait à l’origine des échecs thérapeutiques récurrents qui se manifestent par une persistance ou une réapparition rapide des tiques. Les éleveurs ont donc de plus en plus recours aux produits phytosanitaires (14 %) pour lutter contre les tiques. Cette pratique pourrait exposer la population au risque de consommation de résidus de pesticide par la méconnaissance du délai d’attente de ces produits. |
| PRESIDENT DE JURY : |
PANGUI Louis Joseph: Professeur Titulaire, EISMV |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
KABORET Yalacé Yamba: Professeur Titulaire, EISMV |
| RAPPORTEUR : |
SALIFOU Sahïdou: Professeur Titulaire, UAC/Bénin /GBATI Oubri Bassa: Maitre de Conférences agrégé, EISMV /KAMGA WALADJO Alain Richi: Maitre de Conférences agrégé, EISMV |
| EXAMINATEUR : |
AKPO Elie: Professeur Titulaire, FST/UCAD |
| DATE DE SOUTENANCE : |
02/04/2015 |
| PAYS : |
Cameroun |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=4733 |
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