|
| Titre : |
Analyse des circuits de commercialisation des porcs en Casamance au Sénégal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Hervé KPADONOU, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : EISMV |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
119p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
THESES DE MEDECINE VETERINAIRE:2025
|
| Mots-clés : |
PORC COMMERCIALISATION CASAMANCE ECONOMIE |
| Résumé : |
Cette étude, conduite en Casamance (Sénégal) pour analyser les circuits de commercialisation des porcs, repose sur des enquêtes rétrospectives, descriptives et transversale menées à tous les maillons de la filière afin de mettre en lumière les relations existantes entre les différents acteurs. Elle a été effectuée en trois périodes, du 21 septembre au 15 octobre 2022, du 13 février au 10 mars 2023 puis du 15 août au 30 octobre 2023, et a porté sur un total de 469 acteurs dont 216 éleveurs de porc, 07 commerçants de porc sur pied, 38 détaillants (charcutiers, bars-restaurants et les points de grillades), 200 ménages et 08 agents des services d’élevage. Au plan socio-professionnelle, tous les acteurs sont majoritairement des hommes, chrétiens, adultes, âgés de 40 à 60 ans, mariés, d’ethnie diola et instruits, à l’exception des commerçants de porcs vivants, prédominés par de femmes, d’ethnie balante et originaires de la Guinée-Bissau, qui pratiquent le commerce comme activité principale. Les éleveurs sont principalement des agriculteurs sans formation en élevage porcin et affiliés à aucune organisation professionnelle. Quant aux détaillants, ils sont en majorité des gérants de bars, tandis que les consommateurs sont dominés par les artisans de profession. L’analyse des relations entre les acteurs montre que les éleveurs, principalement motivés par la vente (93%), obtiennent les porcs d’élevage localement (98,8%) par achat, don et héritage. Ils en vendent en majorité sur pied (61,2%), toutes catégories confondues (79,3%), surtout en saison sèche et fêtes chrétiennes (41%) aux commerçants guinéens, salariés locaux et particuliers, autres éleveurs et villageois, charcutiers, bars-restaurants et hôtels (87,9%). L’essentiel des ventes se fait à domicile (93,4%), à l’estimée (78,3%), sur consensus (50,3%) et au comptant (72,7%). Ils abattent souvent eux-mêmes des porcs (91,7%), sans contrôle vétérinaire (93,1%) et vendent la viande à domicile (83,1%), essentiellement à la pesée (94,4%). Quant aux commerçants de porc sur pied, ils sont permanents dans l’activité (57,1%) et s’approvisionnent en porcs sains (57,1%) auprès des éleveurs villageois (85,7%) selon des critères d’affinité, de connaissance et de disponibilité en porc leur permettant de bénéficier des réductions. Ils acheminent les porcs en moyenne 2 fois par mois vers la Guinée-Bissau via des véhicules loués (57,1%) et disposent de laisser-passer sanitaires (100%) délivré par les inspecteurs des services d’élevage et sont soumis à des contrôles et taxes douanières. La revente cible les revendeurs locaux, charcutiers, particuliers et étrangers, souvent dans un cadre de fidélité verbale (57,1%). Leurs revenus servent principalement aux dépenses familiales. A propos des détaillants, ils sont principalement motivés par le revenu (94,7%), achètent des porcs sains (97,4%) auprès des éleveurs villageois, par affinité et facilité de paiement, au comptant (81,6 %), sans prix fixe (92,1%). Ils procèdent eux-mêmes à l’abattage (88,9%) souvent sans contrôle vétérinaire (77,1%). La viande crue est vendue par les charcutiers, et celle transformée en grillade ou soupe par les bars-restaurants et les points de grillade. Les périodes de forte activité sont les fêtes chrétiennes, les vacances et les week-ends. La clientèle est variée et constituée des nationaux, expatriés, chinois, étrangers africains. Ils subissent des taxes annuelles estimées à 52 421 FCFA. Quant aux consommateurs, une majorité consomme du porc, bien que 42,2% s’en abstiennent pour des raisons religieuses (98,7%). Ils apprécient la viande par habitude familiale, pour son goût, sa tendreté, son accessibilité, sa faible teneur en graisse. Ils préfèrent la consommer grillée, en soupe ou cuite, souvent à domicile (48,2%), et l’intègrent aux repas quotidiens (69,1%). Les achats sont faits chez les éleveurs, charcutiers, ou bars-restaurants selon la proximité, l’hygiène et la spéculation culinaire. Toutefois, ils jugent les prix élevés (98,2%). Enfin les inspecteurs vétérinaires, bien qu’en marge de la chaîne commerciale, ils assurent le contrôle des flux de porcs et des carcasses, délivrent des certificats de salubrité et des laisser-passer sanitaires (1 000 FCFA) et plus actifs pendant les fêtes chrétiennes (80%), où la demande en porc est plus importante. Au plan économique, la vente de la viande grillée dégage plus de marge nette (36 769 à 47 176 FCFA) que celle de la viande fraîche (15 910 à 17 478 FCFA) tandis que la vente sur pied génère entre 10 557,38 et 30 140,38 FCFA aux commerçants de porc sur pied selon la catégorie des porcs contre 22 971 FCFA pour un porc moyen vendu par éleveur. La transformation en viande grillée constitue une activité créatrice de valeur au sein des circuits de commercialisation des porcs en Casamance. |
| PRESIDENT DE JURY : |
SYLLA GUEYE Rokhaya : Professeur Titulaire à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco:Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco: Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| MEMBRE : |
GBATI Oubri Bassa: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| CO-DIRECTEUR : |
OSSEBI Walter Walter: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar/ATCHIWASSA Sodjinin: Assistant à l’USSEIN de Kaolack |
| DATE DE SOUTENANCE : |
27/12/2025 |
| PAYS : |
Bénin |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5296 |
Analyse des circuits de commercialisation des porcs en Casamance au Sénégal [texte imprimé] / Hervé KPADONOU, Auteur . - Dakar : EISMV, 2025 . - 119p. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
THESES DE MEDECINE VETERINAIRE:2025
|
| Mots-clés : |
PORC COMMERCIALISATION CASAMANCE ECONOMIE |
| Résumé : |
Cette étude, conduite en Casamance (Sénégal) pour analyser les circuits de commercialisation des porcs, repose sur des enquêtes rétrospectives, descriptives et transversale menées à tous les maillons de la filière afin de mettre en lumière les relations existantes entre les différents acteurs. Elle a été effectuée en trois périodes, du 21 septembre au 15 octobre 2022, du 13 février au 10 mars 2023 puis du 15 août au 30 octobre 2023, et a porté sur un total de 469 acteurs dont 216 éleveurs de porc, 07 commerçants de porc sur pied, 38 détaillants (charcutiers, bars-restaurants et les points de grillades), 200 ménages et 08 agents des services d’élevage. Au plan socio-professionnelle, tous les acteurs sont majoritairement des hommes, chrétiens, adultes, âgés de 40 à 60 ans, mariés, d’ethnie diola et instruits, à l’exception des commerçants de porcs vivants, prédominés par de femmes, d’ethnie balante et originaires de la Guinée-Bissau, qui pratiquent le commerce comme activité principale. Les éleveurs sont principalement des agriculteurs sans formation en élevage porcin et affiliés à aucune organisation professionnelle. Quant aux détaillants, ils sont en majorité des gérants de bars, tandis que les consommateurs sont dominés par les artisans de profession. L’analyse des relations entre les acteurs montre que les éleveurs, principalement motivés par la vente (93%), obtiennent les porcs d’élevage localement (98,8%) par achat, don et héritage. Ils en vendent en majorité sur pied (61,2%), toutes catégories confondues (79,3%), surtout en saison sèche et fêtes chrétiennes (41%) aux commerçants guinéens, salariés locaux et particuliers, autres éleveurs et villageois, charcutiers, bars-restaurants et hôtels (87,9%). L’essentiel des ventes se fait à domicile (93,4%), à l’estimée (78,3%), sur consensus (50,3%) et au comptant (72,7%). Ils abattent souvent eux-mêmes des porcs (91,7%), sans contrôle vétérinaire (93,1%) et vendent la viande à domicile (83,1%), essentiellement à la pesée (94,4%). Quant aux commerçants de porc sur pied, ils sont permanents dans l’activité (57,1%) et s’approvisionnent en porcs sains (57,1%) auprès des éleveurs villageois (85,7%) selon des critères d’affinité, de connaissance et de disponibilité en porc leur permettant de bénéficier des réductions. Ils acheminent les porcs en moyenne 2 fois par mois vers la Guinée-Bissau via des véhicules loués (57,1%) et disposent de laisser-passer sanitaires (100%) délivré par les inspecteurs des services d’élevage et sont soumis à des contrôles et taxes douanières. La revente cible les revendeurs locaux, charcutiers, particuliers et étrangers, souvent dans un cadre de fidélité verbale (57,1%). Leurs revenus servent principalement aux dépenses familiales. A propos des détaillants, ils sont principalement motivés par le revenu (94,7%), achètent des porcs sains (97,4%) auprès des éleveurs villageois, par affinité et facilité de paiement, au comptant (81,6 %), sans prix fixe (92,1%). Ils procèdent eux-mêmes à l’abattage (88,9%) souvent sans contrôle vétérinaire (77,1%). La viande crue est vendue par les charcutiers, et celle transformée en grillade ou soupe par les bars-restaurants et les points de grillade. Les périodes de forte activité sont les fêtes chrétiennes, les vacances et les week-ends. La clientèle est variée et constituée des nationaux, expatriés, chinois, étrangers africains. Ils subissent des taxes annuelles estimées à 52 421 FCFA. Quant aux consommateurs, une majorité consomme du porc, bien que 42,2% s’en abstiennent pour des raisons religieuses (98,7%). Ils apprécient la viande par habitude familiale, pour son goût, sa tendreté, son accessibilité, sa faible teneur en graisse. Ils préfèrent la consommer grillée, en soupe ou cuite, souvent à domicile (48,2%), et l’intègrent aux repas quotidiens (69,1%). Les achats sont faits chez les éleveurs, charcutiers, ou bars-restaurants selon la proximité, l’hygiène et la spéculation culinaire. Toutefois, ils jugent les prix élevés (98,2%). Enfin les inspecteurs vétérinaires, bien qu’en marge de la chaîne commerciale, ils assurent le contrôle des flux de porcs et des carcasses, délivrent des certificats de salubrité et des laisser-passer sanitaires (1 000 FCFA) et plus actifs pendant les fêtes chrétiennes (80%), où la demande en porc est plus importante. Au plan économique, la vente de la viande grillée dégage plus de marge nette (36 769 à 47 176 FCFA) que celle de la viande fraîche (15 910 à 17 478 FCFA) tandis que la vente sur pied génère entre 10 557,38 et 30 140,38 FCFA aux commerçants de porc sur pied selon la catégorie des porcs contre 22 971 FCFA pour un porc moyen vendu par éleveur. La transformation en viande grillée constitue une activité créatrice de valeur au sein des circuits de commercialisation des porcs en Casamance. |
| PRESIDENT DE JURY : |
SYLLA GUEYE Rokhaya : Professeur Titulaire à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco:Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
AYSSIWEDE Simplice Bosco: Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| MEMBRE : |
GBATI Oubri Bassa: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar |
| CO-DIRECTEUR : |
OSSEBI Walter Walter: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar: Maître de Conférences Agrégé à l’EISMV de Dakar/ATCHIWASSA Sodjinin: Assistant à l’USSEIN de Kaolack |
| DATE DE SOUTENANCE : |
27/12/2025 |
| PAYS : |
Bénin |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5296 |
|