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| Titre : |
Caractérisation épidémiologique et socio-économique du contrôle de la rage au Burkina Faso |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
SAVADOGO Madi, Auteur |
| Editeur : |
Dakar : ED-SEV / UCAD |
| Année de publication : |
2021 |
| Importance : |
135 p. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Catégories : |
THESES DE DOCTORAT SCIENCES DE LA VIE, DE LA SANTE ET DE L'ENVIRONNEMENT:2021
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| Mots-clés : |
RAGE CHIEN BURKINA FASO DOCTORAT VETERINAIRE:PhD/Specialité : Santé et Biotechnologies Animales |
| Index. décimale : |
TED-THESE ECOLE DOCTORALE |
| Résumé : |
La rage est une zoonose majeure, inoculable et causée par un virus neurotrope. Les manifestations cliniques de la maladie sont associées à une encéphalite aiguë qui provoque inévitablement la mort de l’individu atteint. Cependant, l’infection par le virus rabique et ledéveloppement de la maladie sont 100% évitables à l’aide de moyens de lutte disponibles et dont l’efficacité a été démontrée. Au nombre de ces moyens, on peut citer la vaccination des animaux vecteurs et la prophylaxie post-exposition (PPE) chez les personnes mordues, cette dernière ayant été rendue possible depuis le 19e siècle grâce aux travaux de Louis Pasteur. La rage a été efficacement contrôlée dans certains pays (en Europe et en Asie). Néanmoins, elle demeure endémique dans plusieurs parties du monde entrainant au moins 59000 décès dans près de 150 pays et 8,6 milliards de dollars de pertes économiques par an. Au Burkina Faso, en dépit des efforts effectués durant les six dernières décennies, la rage reste une cause non négligeable de mortalité dans les communautés (entre cinq et dix-neuf cas humains rapportés annuellement). Cette situation interpelle sur la nécessité de mettre en place une stratégie plus efficace de lutte contre la maladie. Le présent travail part de l’hypothèse que, pour comprendre les insuffisances des approches de lutte utilisées jusqu’à présent, il faut d’abord procéder à une analyse multisectorielle et transdisciplinaire non seulement de la situation épidémiologique mais aussi de l’ensemble des facteurs culturels et socio-économiques qui influencent la mise en œuvre effective des mesures de lutte. L’approche multisectorielle a été employée pour évaluer la situation épidémiologique de la rage animale et humaine, en particulier l’importance et la gestion intégrée des cas de morsures. Elle a également permis d’analyser les conditions nécessaires à l’adoption effective de la collaboration One Health ou Une Seule Santé (USS) entre les acteurs concernés. Quant à l’approche transdisciplinaire, elle avait pour objectif de comprendre les facteurs culturels, socio-économiques et techniques qui affectent la couverture vaccinale antirabique des carnivores domestiques. En effet, la vaccination des carnivores domestiques est aujourd’hui reconnue comme la meilleure stratégie pour l’élimination de la rage humaine. Cependant, son efficacité sur le terrain dépend des capacités du dispositif institutionnel et de la participation des communautés, y compris les propriétaires de carnivores domestiques. Afin d’accroître la prise de conscience des acteurs concernés sur la situation épidémiologique et les implications socio-économique du contrôle de la rage, il paraît judicieux de procéder à une analyse de l’état des lieux : prévalence de la rage animale, cas de morsures, le suivi des personnes exposées, mise en œuvre et observance de la prophylaxie post-exposition, suivi des 6 animaux mordeurs. La bonne connaissance de la réalité de la maladie et de ses conséquences peut contribuer à accorder une attention plus importante à une allocation plus adéquate des ressources en vue du renforcement des mesures de prévention et de contrôle. Le deuxième chapitre de la présente thèse a porté sur l’étude de l’épidémiologie de la rage animale et humaine. Les données ont été collectées auprès des structures impliquées dans la gestion des cas de morsure (laboratoires, cliniques vétérinaires et centres de vaccination antirabique). Les résultats de la présente étude ont montré que 68,2% des animaux mordeurs étaient positifs à la recherche de l’antigène rabique au moyen de l’immunofluorescence directe. L’espèce canine était impliquée dans la majorité des cas de morsures enregistrés (90,3%) et 70% des chiens mordeurs étaient positifs à la recherche de l’antigène rabique. Sur base de présentation de certificat de vaccination, seulement 13% des chiens mordeurs étaient à jour de la vaccination contre la rage. L’absence d’informations sur le devenir des animaux mordeurs mis en observation n’a pas permis d’établir de liens entre ces animaux et ceux dont les prélèvements ont été testés au laboratoire. Quant à la rage humaine, les données du centre de vaccination antirabique de Ouagadougou ont indiqué que plus de 4172 personnes exposées étaient enregistrées chaque année au centre de prise en charge post-exposition, mais seules 31,7% d’entre elles ont bénéficié d’une PPE complète. Ces résultats confirment l’existence d’un risque non négligeable d’infection au sein des communautés, ce qui a justifié la réalisation de l’enquête portant sur les connaissances, attitudes et pratiques des communautés sur la rage et les moyens de prévention. Les résultats ont révélé qu’au moins 80,7% des personnes avaient déjà entendu parler de la rage, que 78,9% ne connaissaient pas l’âge de la primovaccination chez le chien, et que 59,4% ne connaissaient pas la fréquence des rappels vaccinaux. En outre, concernant la prise en charge médicale en cas de morsure par un animal suspect, seules 67,4% des personnes interrogées savaient qu’il fallait immédiatement consulter un médecin et demander une mise en observation de l’animal mordeur. Concernant la couverture vaccinale des chiens détenus par les ménages enquêtés, l’étude a montré que seuls 33,5% des ménages détenaient des chiens avec un certificat de vaccination à jour. Eu égard à la faiblesse de la couverture vaccinale observée chez les chiens mordeurs (13%) et ceux détenus par les ménages enquêtés (33,5%), il parait nécessaire de rechercher les facteurs socio-économiques qui influencent la vaccination des carnivores domestiques détenus par les ménages. Les troisième et quatrième chapitres de la thèse présentent ainsi les facteurs socio- économiques associés au statut vaccinal des carnivores domestiques détenus par les ménages 7 dans les villes de Bobo Dioulasso et de Ouagadougou. La couverture vaccinale chez les chiens était respectivement de 36,5% et 25,9% à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, respectivement. Ces deux études ont montré que plusieurs caractéristiques propres aux ménages (l’âge de l’interviewé, le sexe, le niveau d’études, le statut professionnel, le niveau de connaissance de la rage et de la vaccination antirabique des carnivores domestiques, la perception du coût de la vaccination, le principal moyen de déplacement utilisé par le ménage, la participation à une campagne de vaccination, la distance estimée entre le ménage et la clinique vétérinaire la plus proche) et relatives aux carnivores domestiques (la race, le mode d’acquisition, l’utilité, le degré de restriction des mouvements) étaient susceptibles d’influencer significativement la couverture vaccinale des carnivores domestiques. Les études portant sur l’épidémiologie de la rage, les connaissances des propriétaires et les facteurs socio-économiques affectant la vaccination ont révélé la présence du risque d'infection, le manque de coordination entre les acteurs concernés par la gestion des cas de morsure, l’insuffisance des connaissances et l’inadéquation des comportements et pratiques au sein des communautés. En outre, plusieurs caractéristiques socio-économiques des ménages étaient significativement associées à l’adoption effective de la vaccination antirabique des carnivores domestiques par les ménages. Ainsi, l’étude portant sur la collaboration multisectorielle part de l’hypothèse qu’une amélioration de l’efficacité du dispositif multisectoriel de contrôle de la rage requiert l’intégration de l’approche One Health, objet du chapitre 5 de la thèse. Ainsi, une enquête transversale a été menée auprès d’une diversité de parties prenantes appartenant à différents secteurs (santé animale, santé humaine, environnement et faune, administration publique, éducation et recherche) afin d’évaluer leurs connaissances sur la rage en tant que maladie infectieuse et zoonotique. A l’aide d’interviews, elle a également permis de collecter des données relatives aux connaissances et perceptions des parties prenantes vis-à-vis de l’approche One Health en tant que stratégie intégrée de lutte contre la rage. Les résultats ont montré que les différents acteurs étaient impliqués à travers diverses interventions contre la rage. Cependant, 80% d’entre eux n’étaient pas en mesure de décrire correctement la rage et seulement 52,9% avaient déjà entendu parler de l’approche One Health avant l’étude. Les acteurs de la santé animale étaient plus susceptibles de connaitre la rage et de collaborer comparativement aux autres acteurs (p<0,05). D’une manière générale, cette étude indique que l’adoption et l’opérationnalisation de l’approche One Health pour une lutte intégrée contre la 8 rage nécessite la formation continue des parties prenantes de terrain sur la rage et sur les compétences de base relatives à la collaboration intersectorielle ainsi que la mise en place de procédures interopérables entre les différentes entités concernées. Cette thèse a permis de générer des données épidémiologiques sur la rage animale et humaine, les comportements et pratiques communautaires de prévention, les différents facteurs associésà la faible couverture vaccinale des carnivores ainsi que les conditions préalables pour l’opérationnalisation de l’approche One Health. Toutefois, au-delà de ces indicateurs relatifs à la situation du contrôle de la rage, son réel impact socio-économique, le poids des facteurs influençant l’efficacité de la lutte (prévention et contrôle, gestion de la population canine, surveillance, législation, diagnostic, éducation, collaboration) et le gain d’efficience par l’application du One Health doivent être pris en compte lors de futures recherches interventionnelles dans le but de mettre à la disposition des parties prenantes des outils pratiques d’aide à la décision. |
| PRESIDENT DE JURY : |
DIOP NYAFOUNA Sylvie Audrey: Professeur Titulaire en Maladies Infectieuses et Tropicales à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, Sénégal |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
BADA ALAMBEDJI Rianatou: Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
GBATI Oubri Bassa: Maître de Conférences Agrégé en Parasitologie à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal/BONFOH Bassirou: Maître de Recherche en Microbiologie-Epidémiologie au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire/WELE Alassane: Professeur Titulaire en Chimie Thérapeutique à l’Université Cheikh Anta Diop, Sénégal |
| CO-DIRECTEUR : |
AKAKPO Ayayi Justin: Professeur Titulaire en Pathologie Infectieuse à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal |
| DATE DE SOUTENANCE : |
07/12/2021 |
| PAYS : |
Burkina Faso |
| Permalink : |
https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=4745 |
Caractérisation épidémiologique et socio-économique du contrôle de la rage au Burkina Faso [texte imprimé] / SAVADOGO Madi, Auteur . - Dakar : ED-SEV / UCAD, 2021 . - 135 p. Langues : Français ( fre)
| Catégories : |
THESES DE DOCTORAT SCIENCES DE LA VIE, DE LA SANTE ET DE L'ENVIRONNEMENT:2021
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| Mots-clés : |
RAGE CHIEN BURKINA FASO DOCTORAT VETERINAIRE:PhD/Specialité : Santé et Biotechnologies Animales |
| Index. décimale : |
TED-THESE ECOLE DOCTORALE |
| Résumé : |
La rage est une zoonose majeure, inoculable et causée par un virus neurotrope. Les manifestations cliniques de la maladie sont associées à une encéphalite aiguë qui provoque inévitablement la mort de l’individu atteint. Cependant, l’infection par le virus rabique et ledéveloppement de la maladie sont 100% évitables à l’aide de moyens de lutte disponibles et dont l’efficacité a été démontrée. Au nombre de ces moyens, on peut citer la vaccination des animaux vecteurs et la prophylaxie post-exposition (PPE) chez les personnes mordues, cette dernière ayant été rendue possible depuis le 19e siècle grâce aux travaux de Louis Pasteur. La rage a été efficacement contrôlée dans certains pays (en Europe et en Asie). Néanmoins, elle demeure endémique dans plusieurs parties du monde entrainant au moins 59000 décès dans près de 150 pays et 8,6 milliards de dollars de pertes économiques par an. Au Burkina Faso, en dépit des efforts effectués durant les six dernières décennies, la rage reste une cause non négligeable de mortalité dans les communautés (entre cinq et dix-neuf cas humains rapportés annuellement). Cette situation interpelle sur la nécessité de mettre en place une stratégie plus efficace de lutte contre la maladie. Le présent travail part de l’hypothèse que, pour comprendre les insuffisances des approches de lutte utilisées jusqu’à présent, il faut d’abord procéder à une analyse multisectorielle et transdisciplinaire non seulement de la situation épidémiologique mais aussi de l’ensemble des facteurs culturels et socio-économiques qui influencent la mise en œuvre effective des mesures de lutte. L’approche multisectorielle a été employée pour évaluer la situation épidémiologique de la rage animale et humaine, en particulier l’importance et la gestion intégrée des cas de morsures. Elle a également permis d’analyser les conditions nécessaires à l’adoption effective de la collaboration One Health ou Une Seule Santé (USS) entre les acteurs concernés. Quant à l’approche transdisciplinaire, elle avait pour objectif de comprendre les facteurs culturels, socio-économiques et techniques qui affectent la couverture vaccinale antirabique des carnivores domestiques. En effet, la vaccination des carnivores domestiques est aujourd’hui reconnue comme la meilleure stratégie pour l’élimination de la rage humaine. Cependant, son efficacité sur le terrain dépend des capacités du dispositif institutionnel et de la participation des communautés, y compris les propriétaires de carnivores domestiques. Afin d’accroître la prise de conscience des acteurs concernés sur la situation épidémiologique et les implications socio-économique du contrôle de la rage, il paraît judicieux de procéder à une analyse de l’état des lieux : prévalence de la rage animale, cas de morsures, le suivi des personnes exposées, mise en œuvre et observance de la prophylaxie post-exposition, suivi des 6 animaux mordeurs. La bonne connaissance de la réalité de la maladie et de ses conséquences peut contribuer à accorder une attention plus importante à une allocation plus adéquate des ressources en vue du renforcement des mesures de prévention et de contrôle. Le deuxième chapitre de la présente thèse a porté sur l’étude de l’épidémiologie de la rage animale et humaine. Les données ont été collectées auprès des structures impliquées dans la gestion des cas de morsure (laboratoires, cliniques vétérinaires et centres de vaccination antirabique). Les résultats de la présente étude ont montré que 68,2% des animaux mordeurs étaient positifs à la recherche de l’antigène rabique au moyen de l’immunofluorescence directe. L’espèce canine était impliquée dans la majorité des cas de morsures enregistrés (90,3%) et 70% des chiens mordeurs étaient positifs à la recherche de l’antigène rabique. Sur base de présentation de certificat de vaccination, seulement 13% des chiens mordeurs étaient à jour de la vaccination contre la rage. L’absence d’informations sur le devenir des animaux mordeurs mis en observation n’a pas permis d’établir de liens entre ces animaux et ceux dont les prélèvements ont été testés au laboratoire. Quant à la rage humaine, les données du centre de vaccination antirabique de Ouagadougou ont indiqué que plus de 4172 personnes exposées étaient enregistrées chaque année au centre de prise en charge post-exposition, mais seules 31,7% d’entre elles ont bénéficié d’une PPE complète. Ces résultats confirment l’existence d’un risque non négligeable d’infection au sein des communautés, ce qui a justifié la réalisation de l’enquête portant sur les connaissances, attitudes et pratiques des communautés sur la rage et les moyens de prévention. Les résultats ont révélé qu’au moins 80,7% des personnes avaient déjà entendu parler de la rage, que 78,9% ne connaissaient pas l’âge de la primovaccination chez le chien, et que 59,4% ne connaissaient pas la fréquence des rappels vaccinaux. En outre, concernant la prise en charge médicale en cas de morsure par un animal suspect, seules 67,4% des personnes interrogées savaient qu’il fallait immédiatement consulter un médecin et demander une mise en observation de l’animal mordeur. Concernant la couverture vaccinale des chiens détenus par les ménages enquêtés, l’étude a montré que seuls 33,5% des ménages détenaient des chiens avec un certificat de vaccination à jour. Eu égard à la faiblesse de la couverture vaccinale observée chez les chiens mordeurs (13%) et ceux détenus par les ménages enquêtés (33,5%), il parait nécessaire de rechercher les facteurs socio-économiques qui influencent la vaccination des carnivores domestiques détenus par les ménages. Les troisième et quatrième chapitres de la thèse présentent ainsi les facteurs socio- économiques associés au statut vaccinal des carnivores domestiques détenus par les ménages 7 dans les villes de Bobo Dioulasso et de Ouagadougou. La couverture vaccinale chez les chiens était respectivement de 36,5% et 25,9% à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, respectivement. Ces deux études ont montré que plusieurs caractéristiques propres aux ménages (l’âge de l’interviewé, le sexe, le niveau d’études, le statut professionnel, le niveau de connaissance de la rage et de la vaccination antirabique des carnivores domestiques, la perception du coût de la vaccination, le principal moyen de déplacement utilisé par le ménage, la participation à une campagne de vaccination, la distance estimée entre le ménage et la clinique vétérinaire la plus proche) et relatives aux carnivores domestiques (la race, le mode d’acquisition, l’utilité, le degré de restriction des mouvements) étaient susceptibles d’influencer significativement la couverture vaccinale des carnivores domestiques. Les études portant sur l’épidémiologie de la rage, les connaissances des propriétaires et les facteurs socio-économiques affectant la vaccination ont révélé la présence du risque d'infection, le manque de coordination entre les acteurs concernés par la gestion des cas de morsure, l’insuffisance des connaissances et l’inadéquation des comportements et pratiques au sein des communautés. En outre, plusieurs caractéristiques socio-économiques des ménages étaient significativement associées à l’adoption effective de la vaccination antirabique des carnivores domestiques par les ménages. Ainsi, l’étude portant sur la collaboration multisectorielle part de l’hypothèse qu’une amélioration de l’efficacité du dispositif multisectoriel de contrôle de la rage requiert l’intégration de l’approche One Health, objet du chapitre 5 de la thèse. Ainsi, une enquête transversale a été menée auprès d’une diversité de parties prenantes appartenant à différents secteurs (santé animale, santé humaine, environnement et faune, administration publique, éducation et recherche) afin d’évaluer leurs connaissances sur la rage en tant que maladie infectieuse et zoonotique. A l’aide d’interviews, elle a également permis de collecter des données relatives aux connaissances et perceptions des parties prenantes vis-à-vis de l’approche One Health en tant que stratégie intégrée de lutte contre la rage. Les résultats ont montré que les différents acteurs étaient impliqués à travers diverses interventions contre la rage. Cependant, 80% d’entre eux n’étaient pas en mesure de décrire correctement la rage et seulement 52,9% avaient déjà entendu parler de l’approche One Health avant l’étude. Les acteurs de la santé animale étaient plus susceptibles de connaitre la rage et de collaborer comparativement aux autres acteurs (p<0,05). D’une manière générale, cette étude indique que l’adoption et l’opérationnalisation de l’approche One Health pour une lutte intégrée contre la 8 rage nécessite la formation continue des parties prenantes de terrain sur la rage et sur les compétences de base relatives à la collaboration intersectorielle ainsi que la mise en place de procédures interopérables entre les différentes entités concernées. Cette thèse a permis de générer des données épidémiologiques sur la rage animale et humaine, les comportements et pratiques communautaires de prévention, les différents facteurs associésà la faible couverture vaccinale des carnivores ainsi que les conditions préalables pour l’opérationnalisation de l’approche One Health. Toutefois, au-delà de ces indicateurs relatifs à la situation du contrôle de la rage, son réel impact socio-économique, le poids des facteurs influençant l’efficacité de la lutte (prévention et contrôle, gestion de la population canine, surveillance, législation, diagnostic, éducation, collaboration) et le gain d’efficience par l’application du One Health doivent être pris en compte lors de futures recherches interventionnelles dans le but de mettre à la disposition des parties prenantes des outils pratiques d’aide à la décision. |
| PRESIDENT DE JURY : |
DIOP NYAFOUNA Sylvie Audrey: Professeur Titulaire en Maladies Infectieuses et Tropicales à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, Sénégal |
| DIRECTEUR DE THESE OU MEMOIRE : |
BADA ALAMBEDJI Rianatou: Professeur Titulaire à l’EISMV de Dakar |
| RAPPORTEUR : |
GBATI Oubri Bassa: Maître de Conférences Agrégé en Parasitologie à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal/BONFOH Bassirou: Maître de Recherche en Microbiologie-Epidémiologie au Centre Suisse de Recherches Scientifiques en Côte d’Ivoire/WELE Alassane: Professeur Titulaire en Chimie Thérapeutique à l’Université Cheikh Anta Diop, Sénégal |
| CO-DIRECTEUR : |
AKAKPO Ayayi Justin: Professeur Titulaire en Pathologie Infectieuse à l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, Sénégal |
| DATE DE SOUTENANCE : |
07/12/2021 |
| PAYS : |
Burkina Faso |
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https://cid.eismv.org/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=4745 |
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